Pôle de loisirs
Création d’un pôle de loisirs chauffé par un datacenter
Nous pensons que la création d’une zone de baignade publique sur la station est déterminant pour l’avenir, été comme hiver. L’absence de piscine publique est un frein au développement de la fréquentation surtout l’été, mais aussi l’hiver.
La présentation qui suit date de 2022.
Le projet n’a pas évolué depuis, sinon les coûts qui ont grimpé. Rappelons tout d’abord qu’il faisait à l’époque concurrence au grand projet de centre balnéotonique de Recoin, et qu’il nous a été demandé de surseoir dans l’attente de certitudes concernant le projet Chamrousse 2030. De plus la situation financière de la commune, très tendue en début de mandat, ne lui permettait pas de supporter seule un investissement de cette ampleur.
La problématique d’un lieu de baignade public demeure …
à Chamrousse, nage avec les data
Présentation du Projet – 14 décembre 2022
UN POLE DE LOISIRS …
LE CONTEXTE de la STATION
La station de Chamrousse, aux portes de la métropole de Grenoble est connue du public depuis les jeux olympiques de 1968.
Elle est la troisième station de l’Isère et fait partie des stations de la chaine de Belledonne avec les 7 Laux et le Collet d’Allevard.
Chamrousse dispose sur son territoire de plus de 10 000 lits de capacité touristique, et plusieurs projets immobiliers sont en cours. La grande majorité des nuitées se situe en période hivernale.
La station souhaite attirer davantage de clientèle durant la saison estivale, en visant une transformation des contrats saisonniers en contrats stables, en vue de reconquérir des habitants (en baisse lente mais constante depuis 10 ans) et de favoriser la vie locale.


La station, positionnée vers une clientèle familiale, s’inscrit dans un environnement exceptionnel et bénéficie de nombreux classements environnementaux, adhère au Global Compact, est labellisée Flocon Vert et Famille Plus.
Chamrousse a longtemps disposé d’une piscine, qui nécessitait un gros investissement de rénovation et qui a été fermée en 2001. Les infrastructures indoor se limitent aujourd’hui à une salle multisport ouverte aux associations sportives de 120 m², ce qui n’est pas en phase avec les attentes de la clientèle été comme hiver.
Le projet de la collectivité est de créer un complexe multi-activités, avec un centre aquatique ludique et dédié aux familles, répondant aux besoins de la clientèle hiver et été et à l’échelle de la station, outil incontournable de la transition de la station.
LE CONTEXTE du TERRITOIRE
Cet équipement aura également pour objectif de contribuer à l’offre de loisirs pour les habitants de l’Agglomération Grenobloise et du Grésivaudan et l’on connait l’attractivité de la station auprès des habitants des ces territoires en période hivernale, estivale ou sur les week-ends en toutes saison.
Nous comptabilisons une population d’environ 460 000 habitants dans une zone de chalandise située à 1 heure environ, c’est-à-dire dans l’espace d’attractivité de l’équipement.
Dans toute l’agglomération grenobloise, l’offre en équipements aquatiques est relativement limitée, avec 18 piscines couvertes et 6 piscines découvertes. Il n’y a pratiquement aucun équipement aqualudique, si ce n’est Flottibule à Pont de Claix et l’équipement d’été à Prapoutel
Dans cette zone de chalandise d’une heure, il y a une piscine couverte pour 26 000 habitants, ce qui est très en dessous de ce que l’on pourrait attendre pour un tel territoire, à savoir une piscine pour 10 à 15 000 habitants.

LA CONFIGURATION DU PÔLE DE LOISIRS
Le projet est modifiable, les orientations sont les suivantes :
- Un espace aqualudique intérieur avec 500 m² de plan d’eau (inox), dont un bassin polyvalent, deux lignes de nage de 25 m, une lagune de jeux et une plateforme de jeux pour enfants ;
- Une zone balnéo, bien être, avec saunas, hammams, tépidarium, grotte à sel et jacuzzis ;
- Un espace extérieur, plage, solariums minéral et végétal, jeux d’eau et pentagliss, d’environ 2000 m² ;
- Une plaine de jeux (type parcours ninja warrior) de 300 m² ;
- Un bowling 6 pistes, avec un bar – snack pour une petite restauration de qualité, ouverture tardive ;
La totalité du bâtiment développerait environ 3 000 m², hors parkings, pour une capacité de 100 000 visiteurs.
L’équipement serait ouvert 9 mois / 12, avec une fermeture un jour par semaine, et possibilité de « nocturnes ».
Une attention particulière sera apportée à toutes les solutions permettant d’être économe en eau et en énergie (choix des matériaux, couverture des bassins …) ;
Le montant de l’investissement est estimé à 20 M€, en tenant compte de la spécificité montagne.
… ET UN DATACENTER
Le numérique est l’un des principaux consommateurs d’énergie dans le monde.
La Fondation SOLARIMPLULSE dans ses dernières propositions pour l’accélération de la transition écologique note :
« Le numérique consomme 10 à 15% de l’électricité mondiale […] En France le numérique représente 12% de l’électricité consommée et 3% de la consommation d’énergie finale. Les principaux postes de consommation énergétique et d’émissions carbonées émanent des équipements, puis des centres de données et enfin du réseau. On en compte plus de 200 aujourd’hui en France, un chiffre qui a doublé en 10 ans et qui va continuer de s’accroitre de 10% par an d’ici 2025. La grande consommation des centres de données réside dans la climatisation qui sert à refroidir les grandes quantités de chaleur qu’ils émettent. Un grand datacenter peur consommer à lui seul plus qu’une ville française de 100 000 habitants et 50% de la facture d’électricité tient à la climatisation. Cependant au lieu de consommer de l’énergie pour refroidir les centres de données, mieux vaudrait utiliser cette chaleur pour chauffer des logements».
La perspective de valoriser l’énergie fatale d’un data center est donc pleine de sens, et contrairement aux logements, la piscine devra être chauffée toute l’année.
Par ailleurs le développement d’une gestion souveraine des données est un axe fort des orientations nationales. Le Ministère de l’intérieur co-organise « Les rencontres des datacenters territoires & données souveraines », et l’an dernier une table ronde était organisée autour de ce thème : « Face aux ambiguités des géants du cloud et du datacenter, et aux cyber-attaques qui ciblent les collectivités territoriales, les datacenters dans les territoires apportent les réponses locales, garantissent la souveraineté des données, implémentent le meilleur de la sûreté et s’impliquent dans la cybersécurité. Le cercle vicieux de la sinistralité peut être brisé si les collectivités concentrent données et services sur des datacenters locaux […]. »
La sécurisation de l’approvisionnement électrique et des flux de données ne présente pas de problème insurmontable.
Sous tous ces aspects, réduction des calories émises dans la vallée, gestion de données souveraines et locales, sécurisation … la réalisation d’un datacenter à Chamrousse est pleinement justifiée.
Plusieurs constructeurs et exploitants se montrent très intéressés par notre projet et soutiennent la logique d’associer un datacenter et une piscine.
Les premières projections conduisent à estimer qu’un datacenter de 500 m² abritant un centre technique de 150 m² plein à 80% pourrait satisfaire 50% des besoins en énergie de la piscine en période de plus forte consommation.
La recherche de clients, privés et publics a commencé. L’hébergement vertueux de leurs données est un argument crucial.
Solution innovante et vertueuse, l’association d’un datacenter et d’une piscine entre pleinement dans la stratégie de la station et du territoire.
PORTAGE ET FINANCEMENT DU PROJET

Datacenter
La collectivité n’a aucune vocation à gérer un datacenter, même si elle sera très active pour trouver les clients locaux qui permettront de démarrer puis de faire vivre cette installation.
Sa construction et sa gestion seront donc confiées à des professionnels.
Pôle de loisirs
Concession intégrant ou non la construction, gestion en régie ou gestion directe, la décision n’est pas prise et le choix est difficile. La table ronde qui s’est tenue au dernier salon des maires montre que la problématique autour de la concession est complexe.
La collectivité ne s’interdit pas de trouver un investisseur privé pour le bowling, voire la plaine de jeux.
Le chauffage de l’équipement nécessitera une autre, voire deux autres, sources d’énergie. Les choix restent à faire.
Gestion des flux
Entre le datacenter et le pôle de loisirs, un gestionnaire des flux sera probablement nécessaire, pour assurer le bon fonctionnement de l’ensemble. Et il n’est pas interdit de se projeter vers un équipement qui pourrait aussi chauffer les bâtiments de proximité.
L’apport du datacenter fera significativement diminuer les charges et le déficit de l’équipement. Les projections tablent sur une charge nette annuelle soutenable par la station.
Le plan de financement de l’équipement est le point sensible, que la commune ne pourra porter seule.
Le réchauffement climatique et la nécessité d’économiser l’énergie rendent ce projet de plus en plus pertinent
